Saturday, December 20, 2008

Mais à quoi bon avons-nous une loi (et un bureau) sur l'égalité

Quand on lit que la directrice du "Bureau de l'égalité entre hommes et femmes" dit qu'il faut écouter son "bon sens" et donc donner le nom de la mère à l'enfant, on a des vraies raisons de s'inquiéter de la manière dont on dépense nos impôts et de la raison d'être de ce bureau. Si c'est pour défendre les femmes (qui en ont encore bien besoin dans la vie pratique), soit. Mais alors ne parlons pas d'égalité.

"On est sûr de qui est la mère, mais pas le père", poursuit la commère. Non mais vraiment, soit elle n'a aucune idée de la condition du père non marié en Suisse, soit c'est une féministe extrémiste extrêmement dangereuse et il faut l'interdire de séjour en Suisse.

Mais Madame, savez-vous ce que ça représente pour un père de reconnaître son enfant? Ca représente, entre autres, en cas de séparation, de payer 17% de son salaire à la mère pendant les 25 années qui suivent la naissance. On estime le coût d'élever un enfant à 1 million de francs à Genève. En reconnaissant un enfant, on signe un papier qui va nous coûter 500'000 francs sur les 25 prochaines années. Il faudrait être complètement fou ou encore plus bête que vous pour faire ça, si l'on est pas sûr que c'est son enfant.

Egalité entre hommes et femmes, cela signifie qu'il faut enlever toute mention à "homme", "femme", "mari", "épouse", etc. de toutes les loi. Des exceptions pouvant être faites pour des cas très précis dérivant des différences physiques (maternité et violences physiques) mais c'est vraiment tout. Une fois que l'enfant est né, allaitement et convalescence de la mère à part, c'est fini: l'homme est la femmes sont vraiment égaux.

3 comments:

  1. Bon, d'accord, ça coûte cher d'élever un enfant, mais qu'on soit marié ou non, non?..
    De plus, en koi est-ce que le fait que ca coûte cher pour un père garantisse plus qu'il soit le père?
    Désolé, mais je n'arrive pas à comprendre ton ton révolté... essplik?
    Personnellement, par égalité h-f, je comprend "égalité des chances" mais pas forcément "on est pareil"... mais chui ptet un peu rétro?..

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  2. Évidemment, les hommes et les femmes ne sont pas pareils, ça se saurait... :)

    Mais effectivement, il faut qu'il y ait une "égalité des chances", comme tu dis. C'est précisément pour ceci que nous payons des fonctionnaires (dans les bureaux de l'égalité cantonaux et fédéral): pour que les hommes et les femmes aient les mêmes chances.

    Or, cette personne qui est censée se battre corps et âme POUR l'égalité des chances déclare que c'est absolument normal qu'un enfant né hors mariage prenne le nom de la mère et pas du père.

    Juste une petite précision sur la loi actuelle, car cela peut effectivement être un peu obscur pour ceux qui n'ont pas été dans ce cas: quand un homme et une femme non mariés ont un enfant, si la femme est Suisse, l'enfant prendra automatiquement le nom de la mère.
    Il est maintenant question de laisser le choix aux parents de décider du nom de l'enfant. La grande question est de savoir que faire en cas de désaccord des parents.

    De dire "en cas de désaccord, l'enfant prendra le nom de la mère", même si, par exemple (extrême!) elle est partie aux Iles Caiman juste après la naissance en abandonnant son enfant est absolument aberrant. De quel droit déclare-t'on que la mère est plus importante que le père??

    Mon commentaire sur les coûts d'éducation étaient là pour montrer que si un homme déclare qu'un enfant est le sien, il y a de FORTES chances qu'il le soit, car il s'engage à payer de fortes sommes dans le futur. On ne le fait pas à la légère, juste pour donner son nom à quelqu'un...

    Et si jamais, il y avait un doute, on peut toujours faire un test de paternité pour s'en assurer (ce test est suffisant au niveau légal pour forcer un père qui ne reconnaît pas son enfant à payer la pension).

    De dire qu'on sait qui est la mère mais pas le père est un discours moyenâgeux de féministe fondamentaliste, qui ne devrait pas s'occuper d'affaires "d'égalité". Par contre, elle devrait aller rejoindre l'UDC, c'est exactement leur type de communication: provocateur, semble logique, difficile à contredire à moins d'être un expert dans le sujet et surtout avec le message "ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous".

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  3. ah bon, voilà que le commentaire est plus long que l'article original... quelle horreur... :)

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