Quand on lit que la directrice du "Bureau de l'égalité entre hommes et femmes" dit qu'il faut écouter son "bon sens" et donc donner le nom de la mère à l'enfant, on a des vraies raisons de s'inquiéter de la manière dont on dépense nos impôts et de la raison d'être de ce bureau. Si c'est pour défendre les femmes (qui en ont encore bien besoin dans la vie pratique), soit. Mais alors ne parlons pas d'égalité.
"On est sûr de qui est la mère, mais pas le père", poursuit la commère. Non mais vraiment, soit elle n'a aucune idée de la condition du père non marié en Suisse, soit c'est une féministe extrémiste extrêmement dangereuse et il faut l'interdire de séjour en Suisse.
Mais Madame, savez-vous ce que ça représente pour un père de reconnaître son enfant? Ca représente, entre autres, en cas de séparation, de payer 17% de son salaire à la mère pendant les 25 années qui suivent la naissance. On estime le coût d'élever un enfant à 1 million de francs à Genève. En reconnaissant un enfant, on signe un papier qui va nous coûter 500'000 francs sur les 25 prochaines années. Il faudrait être complètement fou ou encore plus bête que vous pour faire ça, si l'on est pas sûr que c'est son enfant.
Egalité entre hommes et femmes, cela signifie qu'il faut enlever toute mention à "homme", "femme", "mari", "épouse", etc. de toutes les loi. Des exceptions pouvant être faites pour des cas très précis dérivant des différences physiques (maternité et violences physiques) mais c'est vraiment tout. Une fois que l'enfant est né, allaitement et convalescence de la mère à part, c'est fini: l'homme est la femmes sont vraiment égaux.
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